24 juillet 2010
Baie de Vina del Mar et Valparaiso
Apres une derniere longue journee de bus pour descendre definitivement, on arrive a Vina del mar, pour profiter encore un peu de la mer. Vina est une ville sans charme, mais de la on va a Horcon, un port des environs avec plage et barques de pecheurs... Encore ! Mais apres tout ce temps dans les Andes, on ne s'en lasse pas ! On trouve la cote relativement moche par rapport a tout ce qu'on a vu plus haut, tout simplement parce qu'elle est urbanisee et economiquement active... C'est a ce moment la qu'on se demande si on arrivera encore a respirer de retour en France! Le port d'Horcon est, comme beaucoup d' endroits du Chili, digne des films ou des chansons qui font notre imaginaire et qu'on n' a jamais connu. Il y a les marins en tenue et bonne tete de marin qui boivent leur biere en se frottant la panse, les bateaux echoues sur la plage, ca et la un marin au regard plus lucide qui refait ses filets avec des techniques de couturiere tres viriles, les etalages du poisson frais qui vient d'arriver, l'illumine du village qui marche avec sa guitare, fredonne en gratouillant et se fait appeler Elvis par tous ceux qui se moquent gentiment de lui, les cabanes ou on peut encore deguster des empenadas de fruits de mer... Une ambiance assez destabilisante mais tres agreable...
Ensuite, a un quart d'heure de bus a peine de Vina la ville de beton gris, il y a le lieu ou on va passer nos derniers jours en terre latino americaine : Valparaiso. Apres un tres court voyuage (Ah! Ca fait du bien!), nous voila dans le centre colore, artistique, poetique et un rien melancolique de Valparaiso. Pour finir le voyage, c'est ideal... La ville haute ( car toute la ville est en fait un ensemble de collines dispersees autour d'une baie qui est un port industriel) est un dedale de rues pas du tout organisees en damier, avec des maisons plus ou moins delabrees, des oeuvres d'art peintes sur les murs, des escaliers qui relient les rues, des ascenseurs, sorte de funiculaires du siecle dernier, qui permettent de monter les denivelles sans se fatiguer, un trolebus des annees 1900 toujours en fonctionnement , des fils electriques partout, le cri des mouettes a la tombee du jour... On passe donc nos trois derniers jours dans ce decor, la moitie du temps sous la pluie et les nuages. Ce temps rajoute du charme au lieu. En plus, notre hotel est une grande maison pleine de couleurs, de plancher, de baies vitrees, de lumiere, de chauffage et de musique pop anglaise (ca fait mal de le dire, mais qu'est ce que c'est agreable!...). Pendant les averses et les debuts de soiree, on commence a retrouver les plaisirs de faire la cuisine en ecoutant la musique et autres choses dans ce genre, un peu l'impression de vivre a la maison...Valparaiso et ce petit hotel sont une belle transition avant le grand retour...Prochaine etape d'un jour : Santiago... pour arriver a la prochaine etape de quelques heures... Madrid... pour arriver a la prochaine etape de beaucoup plus de jours... Avignon!
15 juillet 2010
La Serena et Valle d Elqui
La Serena est une ville assez riche, le centre ville est tres agreable (enfin, a partir de 4 heures de l'apres midi comme partout, avant, tout est ferme et desert...). Le dimanche, on longe la mer a pied pour rejoindre le port de Coquimbo de l'autre cote de la baie, a dix kilometres. Du bord de l'eau, on voit le changement entre le front de mer chic de La Serena puis les plages plus sauvages de Coquimbo, avec les barques et les pelicans. Sur le port, on trouve un marche et une concentration phenomenale d'endroits pour manger poisson et crustaces, ou on s'arrete bien entendu!... Le jour suivant, on part dans la vallee de l'Elqui, une grande vallee toute verte au milieu des paysages desertiques , avec des villages pleins de vie, de specialites culinaires, d'artisanat, de vin... Le paysage est etonnant : des vignes, du desert, des pics recouverts de neige.. tout ca ensemble... Le lendemain, depart pour la cote plus proche de Santiago : la baie de Vina del mar et Valparaiso.
13 juillet 2010
Chanaral et Caldera
La mer... qu'on voit danser... le long des golfes clairs... En achetant le ticket de bus, on avait dit au monsieur :" Ah bon, c'est direct d'Antofagasta a Chanaral? " Il a du bien rigole ! Evidemment c'est direct et on ne s'arrete pas pendant 8 heures...:Il y a ... rien! Le desert plus desert que le vrai desert ! Pas une station service, pas un village fantome, pas un arbre mort, aucune ame qui vive ... C'est fou comme du rien peut tout envahir... La journee passe donc ainsi, au rythme du paysage inchangeant pendant des centaines de kilometres et des episodes de Docteur House finement choisis par notre steward de bus...
Arrivee le soir a Chanaral, cette fois chez un vieux monsieur ravi d'avoir un peu de visite, il parle, il parle, il parle... Le lendemain, on va marcher dans le parc Pan de azucar, au bord de la mer, avec falaises, baies turquoises... Dommage que ce soit l'hiver (on l'a deja dit?). D'autant que d'ici quelques mois, c'est le desert fleuri. Avec le nino de cette annee, le sol est recouvert de petits bulbes verts, qui vont eclore au printemps et faire une merveille, ca faisait 13 ans que ca n'etait pas arrive ( on a pense attendre septembre dans ce petit village de pecheurs... mais on a renonce...) On balade donc sur le sable blanc, guides par les embruns...
Le soir, on part une heure plus bas a Caldera, la
station balneaire aux plages paradisiaques. Toujours cette vie
culturelle omnipresente, en arrivant, on assiste a l'opera Carmen,
reorganise en une heure et demie (ce qui n'est d'ailleurs pas une
mauvaise idee, on va la soumettre aux choregies d'Orange...) pour
ensuite manger plein de petites patisseries qu'ils vendent dans leur
stand en bois a la sortie. S'il y a bien une chose que les chiliens
savent faire, et dont ils sont les seuls a avoir le secret sur la
partie du continent qu'on a parcourue ce sont les patisseries,
douceurs et desserts en tout genre.
Caldera, c'est donc le
village de la bahia inglesa, c'est a dire La plage du Chili qui fait
concurrence aux caraibes ( ah, si c'etait l'ete! ...) ou on prend
le soleil, marche et ou mange des empanadas de crevettes, noix
de saint jacques a gogo... Le soir, c'est la suite de la fete a
Caldera, donc cette fois c'est soiree salon rouge, cabaret, mais de
bien moins grande qualite que Carmen, et en plus, en plein air, donc on l'a
bien compris a ce stade la du voyage, en plein froid !
Le lendemain, un long trajet nous attend pour descendre encore une grande partie du Chili et rejoindre La Serena.
09 juillet 2010
Le desert d Atacama
Voila un petit village de far west bien agréable. Pour faire court et explicite : on croiserait Lucky Luke, Rantaplan et les daltons au coin de la rue que ca serait juste normal dans ce decor et cette ambiance...
Le premier jour, c'est une petite balade de mise
en forme dans le canyon derriere le village. On fait une marche
dans une grotte, avec la frontale... Avec
l'ambiance decrite
avant, on imagine tout de suite que Joe l'indien nous attend au
fond... brr... Mais on y trouve juste un groupe de touristes avec un
guide, chilien, donc.. qui adore parler et expliquer, plus la peine
de le preciser, et qui nous fait du coup tout naturellement notre
programme pour les jours suivants sur la cote pacifique, a
l'aide de son baton et de ses multiples cartes gravees dans le sable ( on essaie de se rappeler les noms, c'est plus sur...) .On continue
la balade sans trouver les ruines de la fin du chemin. On a bien essaye
de demander a une mami sur sa chaise de camping a cote de son van, mais elle etait sourde et muette... On est vraiment dans les films de
l'ouest americain, a marcher sur ce chemin desert, avec un pick up
qui passe, ralentit, lance un "van a san pedro?" pour savoir si on
veut monter et continue sa route.
Les jours suivants, on va visiter les environs de facon selective car ils ressemblent beaucoup a ce qu'on a vu auparavant. On se rend compte d'ailleurs qu'en venant ici, on a un echantillon d'un grand nombre de paysages des pays d'Amerique de l'ouest.
Un jour, sur les hauteurs du Tatio, on part a 4 heures et demie du matin, l'occasion d'admirer le ciel plein d'etoiles, il y en a qui sont posees sur la crete de la montagne.. On promene dans un champ geothermique, on se baigne dans les eaux sulfureuses, puis on va dans un village perdu.
Un autre jour, on part
a velo jusqu'a un endroit feerique: il y a deux lagunes. La premiere
est un miroir, dans la deuxieme on peut se baigner et faire l'experience
de flottaison dans l'eau salee. A cote, le lac rose peut aller se cacher!...
L'eau est quand meme tres froide, heureusement on est applaudi par les
jeunes du coin qui eux aussi ont essaye vainement d'y entrer ! La
journee se termine normalement par une baignade dans les yeux du
salar, deux petits bassins d'eau douce, dix kilometres plus
loin. Le probleme, c'est qu'on a rate la route on sait pas comment,
on s'est donc retrouve a la lagune suivante 15 kilometres plus loin ,
ou on a eu l'honneur de voir des anes sauvages qui ressemblaient a des
chevaux( waouh aouh aouh...) on est donc reste sale, un pneu s'est
degonfle en plein desert... Comme disait l'autre, n-ccedille-s- p-j
-ccedille!!!... Heureusement, un chien nous a gentiment escorte
jusqu'au village, ce qui nous a
permis de ne pas demoraliser!!!... En effet, on se sent tout de suite vraiment soutenu quand un chien qu'on ne connait ni d'adam ni d'eve court a cote du velo durant 15 kilometres, puis encore 15 , puis 25 pour finir la boucle jusqu'au point de depart!!!! Tellement qu'on lui a meme donne de notre eau minerale precieuse, tellement on avait peur qu'il nous claque entre les doigts et de devoir coontinuer a pedaler avec ca en plus sur la conscience!!! Il a finalement tenu le choc plus que nous!...
Le soir, moment phenomenal : observation des etoiles au telescope au milieu du desert et du ciel le plus clair du monde chez un astronaume francais vivant ici et organisant des visites explicatives. On voit Saturne et ses anneaux, Mars, la voie lactee, les nebuleuses. Il nous indique comment lire le ciel, comment trouver le sud grace a la croix du sud( probleme, ca ne marche que dans l' hemisphere sud, et on ne peut meme pas utiliser la technique pour trouver le nord dans l'hemisphere nord par manque de croix du nord!...)
Le dernier jour, on va voir le coucher de soleil dans la vallee de la lune et la vallee de la mort: des canyons, des dunes, des belles couleurs...
Prochaine etape beaucoup plus bas, car il faut bien commencer a descendre a un moment : le debut de la cote centrale.
08 juillet 2010
Arica
Le voyage pour sortir du Perou est le trajet le plus folklorique qu'on
n'ait jamais eu. Le bus s'arrête tous les quarts d'heure pour faire
monter des gens et surtout transporter leurs meubles dans la soute
(qu'est ce qu'on s'embête á louer des camionnettes pour déménager
franchement?), ce qui nécessite environ 20 minutes a chaque fois, on a
droit a des représentants qui vendent d'abord des céréales (dont la
vente est précédée d'un long disocurs sur la santé et la nutrition
pendant que tout le monde boit son soda et mange ses chips) puis des
crémes de type baume du tigre aux vertus multiples, puis la série
d'encyclopédies Tout l'Univers nouvelle version péruvienne, et on en
passe... N'oublions pas non plus les arrêts supplementaires pour que tout
le monde puisse acheter sa gélatine ou son chicharron de poulet dans
son petit sac en plastique, et voila donc les vendeurs ambulants
envahissant le bus de leurs cris de poissonnieres de la
canebiere... Le Pérou se caricature pour notre départ, comme pour nous
le faire plus regretter ( ou moins... suivant l'humeur!!)
En arrivant
a la ville frontiere, on se retoruve dans un bus chilien qui doit nous
faire passer au Chili sans trop s'en rendre compte : on demande ou il
faut aller et on a tout a coup nos sacs dans le coffre, nos passeports au
bureau de la compagnie, nos fesses sur le siege... Le retour dans
l'efficacité chilienne est déconcertant.
Premiere ville du Chili :
Arica, en bord de mer. Nous revoila sur des vraies routes, avec un
nombre considérable de voitures de particuliers, des maisons achevées ou
on imagine bien qu'il y a des gens dedans, des panneaux de signalisation
et... de la vraie vie même s'il fait nuit. Les rues sont remplies de
gens qui sortent boire un verre, rentrent du travail, vont faire leurs
courses... Et ,miracle il est quasiment 9 heures du soir !! Un vrai bonheur,
apres tout ce temps au Perou et en Bolivie, on avait oublié qu'ici ca vit jusqu'a 10 heures ou minuit facile...
On
retrouve avec plaisir nos petites pensions chez l'habitant bien kitch
ou on se sent si bien tellement c'est douillet, ou on a l'impression dans
les parties communes d'etre dans une maison de l' Espagne des années 60
et dans notre chambre d'être dans une caravane ! Ca sent le "vieux
propre", on entend la télé dans tous les coins de la maison...
Face a
l'animation de dehors, on pose rapidement nos affaires "chez mémé" et
on sort manger un bout. Comme toujours, le centre n'est pas tourné vers
la mer, mais il y a pourtant une ambiance tres vacanciere.
C'est
également les retrouvailles avec les gens de bonne humeur dont la
principale passion est le dévouement et la conversation. Apres 3
passages dans la même rue car on ne sait plus trop ou est notre maison,
on se fait repérer par une jeune fille qui nous raccompagne a notre
résidence en nous racontant un peu la ville, le climat etc... car elle a
vu qu'on avait l'air perdu et nous a embarqué avec elle dans la bonne
rue sans qu'on puisse dire quoi que ce soit, et une fois dans la rue, a
marché avec nous jsuqu'au bout, pour être sûre de nous avoir bien guidé,
et avoir un peu plus de temps pour discuter...
La derniere
retrouvaille non négligeable, c'est celle avec les meutes de chiens...
Au sud, au nord, c'est pareil. Si on comptait la population canine, le
Chili ferait presque concurrence a la Chine!
Le lendemain, on visite
la ville et ses plages (dommage qu'on soit hors saison), et le
surlendemain, comme notre bus ne part que tard le soir, on se fait une
petite journée d'adieu a l'altiplano, en allant au parc Lauca: en 2
heures, on passe du littoral a 0 metre dans une vallée d'abord cultivée
donc verte, puis la vallée devient désertique, puis on passe sur des
plateaux pleins de guanacos et de ruisseaux gelés, puis sur les hauteurs
face a un lac turquoise au pied des volcans a 4500 metres d'altitude...
C'est la magie du Chili, un petit concentre andin avant de partir...
On
part le soir pour un trajet de nuit. Et la... on dit... vive le Chili!
Une nuit paisible, confortable, au chaud... comme á l'hôtel! Ils ont
vraiment le sens des choses bien faites! Dommage qu'on ait du sortir au
milieu de la nuit pour le contrôle de passage de la frontiere de
province ( ils sont tres américains d'esprit pour ce genre de choses,
des contrôles des contrôles..). Ce petit réveil nous permet de tester la
température nocturne dans le désert en cette saison , et on se dit qu'on
va moins faire les malins dans l'Atacama...
07 juillet 2010
Arequipa
Arequipa, "la blanche", une ville très différente des villes d'ici. On se croirait... en Espagne ! C'est peut-être la raison pour laquelle il y a autant de français ici... Cela faisait cinq mois qu'on n'avait pas vu des maisons aussi européennes, des voitures "privées" qui circulent, qui ne sont ni des vans colectivos, ni des taxis. La plupart des gens sont habillés à l'occidentale, et... on le remarque... On s'était habitué au mélange andin...
La ville n'est ni trop bruyante ni sinistrée. C'est un peu étrange de retrouver des repères d'européen, et on se dit que ça fera donc une douce transition vers le Chili puis la France... Le centre est rempli de monuments, comme dans les belles villes d'Espagne, massifs, baroques avec des arcades et des patios. Il y a une rue commerçante, large, piétonne, également comme dans toutes les villes d'Espagne. On prend donc deux jours à vivre à l'espagnole : marche dans la ville dans les quartiers résidentiels pour aller au mirador (...en travaux... donc pas de vue! ), entrée dans les belles demeures pour des petites séances photos d'art etc...
Après deux essais ratés dans des restaurants un peu plus chics qu'à notre habitude pour manger un peu "français" (une envie insurmontable après tout ce temps, de manger comme à la maison, la première fois qu'on a l'occasion ici, et qui n'est pas convaincante du tout ), on profite de nos derniers jours péruviens pour aller boire un jus de fruits frais au bon marché local, pour acheter des fruits tropicaux dans ce même marché, pour aller manger du poulet rôti à la braise dans ces cantines bondées signées formica... Toutes ces petites choses quotidiennes qui nous rappellent quand même qu'on est encore au Pérou et qui vont nous manquer...
La visite de la ville terminée, et à la vue du calendrier... nous voilà avec nos billets pour le Chili en poche. Notre sensation est partagée : depuis quelques temps, on se disait qu'on serait contents de retrouver des paysages différents au Chili, et aussi les chiliens, car le sud du Pérou, très touristique, avait été moins riche en rencontres locales, et on ressentait davantage de tentatives d'arnaque, de conversations impersonnelles... Maintenant qu'il est temps de partir, on se dit que quand même, on se sentait un peu péruviens...
En tout cas, on attaque le début de la boucle de fin, le nord du Chili, avec entre autres et surtout, San Pedro de Atacama.
05 juillet 2010
Le canyon de Colca
D'Arequipa, il faut "absolument" aller au cañon de la colca, la deuxième merveille du Pérou après le machu Pichu...
C'est ce que disent tous les français en vacances pour deux semaines ici, et tous les guides touristiques ( écrit entre parenthèse " plus spectaculaire pendant la saison des pluies, quand la nature est bien verte". Confirmation: pendant la saison sèche, c'est tout sec, tout noir avec de l'herbe toute jaune!!). On s'attend donc à des cultures en terrasses vertes similaires au Machu Pichu ou à Coroico en Bolivie... En arrivant, c'est un peu un choc... Le premier jour, on se demande si c'est qu'on en a trop vu ( blasés, nous? Non, on refuse! Mais quand même...), si c'est qu'on est fatigué par ce trajet atroce tous entassés alors qu'on est dans un bus "normal". Bref, c'est beau, mais c'est sec et rocheux. Le village est un village d'ici, ni plus ni moins, mais il manque un peu de vie par rapport à d'autres où on a pu aller.
Ceci dit, ça n'en est pas moins agréable et nous voilà partis au matin pour deux jours de randonnée dans ce fameux canyon... Oh, my, god:Le circuit cnsiste à descendre tout en bas du canyon ( précisons-le, qui est quand même le plus profond du monde, c'est pour ça qu'il est connnu), puis à remonter au village du haut du canyon de l'autre côté le premier jour. Et le deuxième jour, il consiste à redescendre tout en bas à la rivière sur le même versant, pour remonter la paroi du canyon de l'autre còté. C'est pas un peu dingue ce trek? On n'a jamais fait autant de dénivellé et d'effort physique sur deux jours pour finalement un paysage très peu changeant...
Heureusement, on a quand même au milieu croisé une oasis féerique avec des piscines d'eau thermale ( c'est là que la question se pose: pourquoi on va se fatiguer à monter alors qu'on est si bien en bas?!...)et deux villages le premier jour. Le soir, on dort et mange chez l'habitant à Tapay, le fameux village d'en haut où il est intéressant d'aller ( ça, c'est vrai, le site est grandiose, mais encore une fois ce village andin a ceci de non andin qu'il a l'air complètement vide et mort!).A ce moment là, on est vraiment content de notre balade: on mange dans le salon, c'est à dire sur la table dehors de ce gentil couple qui nous prépare le meilleur lama et la meilleure soupe de tout le voyage, on a droit aux commentaires passionnés du match quart de finale qu'on a raté, on dort dans une chambre paillotte... On s'endort avant huit heures, épuisés...
Le deuxième jour, au début, on est encore plus ravi: le paysage est un peu plus beau, la descente est agréable, on croise une petite dame qui nous offre des pommes ( heureusement d'ailleurs, car on devait acheter le pique nique à Tapay oû il devait y avoir des boutiques pour se ravitailler... On a rien trouvé à part des rues désertes...) car Monsieur lui a porté son seau d'eau... Ca, c'est avant la montée. Ensuite donc, commencent 4 heures et demie de montée, montée, montée et montée. Là encore, on refait notre avis sur le paysage, qui est finalement impressionnant de ce côté. Mais on a quand même boien failli rester là, à fossiliser au milieu des pentes!
On s'endort encore plus tôt que la veille...
Le lendemain, nous voilà frais et dispo à 6 heures du matin pour prendre le bus et aller admirer le vol des condors, à un mirador où ils viennent entre 7 et 10 heures. Nous, nous sommes frais et dispo, ce qui n'est pas le cas du bus... Le nez sous le moteur, un câble à la main, le chauffeur est dubitatif. Après une demie heure d'attente, enfin une initiative d'organisation inespérée: ils font partir celui qui marche, juste à côté, qui devait être le suivant. Entre temps bien sûr, des dizaines de gens sont arrivés et ont voulu attraper ce bus, nous voilà donc encore comme des sardines,pour arriver aux condors. Ca en vaut la peine: ils volent tout près de nous et même sur nous, se posent sur la roche en face... Majestueux ! Un petit déjeuner au panorama hors du commun donc, avant de récupérer le bus suvant. Deuxième fois: oh, my, god: c'est le bus de 6 heures qui devait partir mais qu'il fallait réparer. Nous voilà donc sur le retour
d'Arequipa, à s'arrêter assez souvent assez longtemps pour que le chauffeur répare!... Huereusement, il n'y avait qu'un col à passer!
De retour à Arequipa, on est finalement contents de notre petit périple dans le canyon... qu'il vaut mieux voir en saison humide quand même!...
03 juillet 2010
L'océan! Enfin, la mer! Parce que le village étant dans une baie et l'océan étant assez calme dans le port, à première vue, c'est pas non plus du Grand Pacifique! Mais qu'est ce que c'est agréable de voir un peu la mer après toutes ces montagnes, ou plateaux, ou forêts...
En arrivant, l'ambiance est festive (c'est la fête du pêcheur... Toujours une excuse pour mettre la musique à fond! Impressionnant...), et que découvre-t-on sur la plage ? Des pélicans! Avec le bec qui s'ouvre comme un accordéon et des très grandes ailes! Les regarder nous prend déjà un bon moment, et le temps de se retourner, le port est complètement mort (ici, ça commence très vite, et ça se termine très vite!), ce qui ne nous empêche pas de goûter le ceviche de sole, une spécialité d'ici, du poisson mariné au citron , un truc dans le genre. C'est bon, acide, gluant, bizarre...
La journée du lendemain, on fait le tour de la région : départ en bateau le matin pour aller aux îles Ballestas voir ces fameuses îles et les milliers (millions ?...) d'oiseaux qui y vivent et sont là partout, partout, partout. On n'est pas fan des oiseaux, mais là, chapeau! L'ambiance est assez normande avec ces falaises et ce ciel gris (car ça ne se dégage qu'à 11 heures).
Ensuite, on enchaîne avec la réserve naturelle. Pour y aller, passage par une agence obligatoire, encore une fois, on tombe sur un guide très naturel et "à fond"! Il fait s'arrêter le chauffeur pour nous faire faire des mini circuits sur la plage, nous laisse plus de temps que prévu dans l'endroit magnifique du repas, nous commente l'évolution des marques de voitures ici et à Lima etc... Finalement, à force de dire qu'on avait peur de devoir supporter un guide et de lui parler toute la journée avec grand plaisir, on se dit que c'est bien d'en avoir un de temps en temps!
La journée est donc ponctuée par le désert, l'océan (cette fois vu le mouvement, il n'y a plus de doute, c'est le Pacifique!), les balades au bord de l'eau, les arrêts aux miradors et le pique nique dans une baie paisible.
Après cette journée intense, on enchaîne avec le retour à Ica pour prendre un bus de nuit qui nous amène plus au sud, la dernière grande étape péruvienne : Arequipa et le cañon de la Colca.
01 juillet 2010
Oasis de Huacachina
Plus on se rapproche du Pacifique, plus on se sent... au Magrheb! C'est désertique, comme beaucoup d'endroits en Amérique du Sud, mais cette fois c'est un désert de sable, avec des dunes, quelques palmiers ça et là, quelques constructions un peu "caraques", et l'horizon. On assimilait ce genre de paysages au Sahara, on a donc du mal à se croire encore au Pérou... On arrive à Ica, la grande ville au milieu de ce désert, très agitée et un peu déglinguée, pour aller directement à 5 minutes de là, à l'oasis de Huacachina.
En arrivant, après un si court trajet depuis le terminal de bus, difficile de s'imaginer qu'on est si proche de la ville toute moche, alors qu'on est ici en plein désert, au milieu des énormes dunes, avec en bas cette petite lagune entourée de palmiers. Un petit paradis!
Pas de doute après un petit tour dans l'oasis, l'ambiance est assortie au paysage, on fait bien une parenthèse au Maroc ou en Tunisie...
Ici, tous les hôtels sont assez simples, mais ont la forme de maisons coloniales, et au milieu de la grande cour centrale, ils ont aménagé un jardin et une piscine. Voilà donc l'endroit idéal pour faire une halte reposante. En plus, on y arrive pendant le long week end férié (lundi donné en hommage au pape Jean Paul II et mardi donné... comme ça, pour donner l'occasion aux gens de faire un peu la fête!!!), du coup cette ambiance station balnéaire (parce que les péruviens de Lima font exactement pareil que nous quand ils ont un week end prolongé: boire des coups en terrasse, marcher au bord de l'eau...) nous fait passer trois jours complets dans cette oasis sans rien y faire de particulier: une petite montée en haut de la dune pour admirer le paysage, une petite baignade dans la piscine, un petit verre dans le bar de Julio, qui nous raconte toutes les traditions du mariage péruvien (c'est exactement pareil que chez nous, à part la
présentation de chaque membre de la famille sur fond de Danube Bleu qui apparemment est très longue et très ennuyeuse!), et le temps s'écoule ainsi...
Enfin, rien de particulier, à part la sortie dans le désert: cette sortie, c'est aller au milieu des dunes derrière, où on ne voit rien que le désert à perte de vue et faire de la planche de surf sur le sable. Ce qu'on avait pas réalisé, c'est que le moyen de transport est le buggy, et que faire du buggy dans les dunes, c'est comme faire Space Mountain à Disneyland! On part donc comme en rallye sur le sable, grisés par le vent qui décoiffe beaucoup et les haut-le-coeur des montées et des descentes. On fait des arrêts pour admirer la vue et le coucher de soleil (bien que la brume permanente qui envahit toutes les côtes du Pérou une grande partie de l'année rende le tout un peu plus fade en couleurs que ce qu'on voit sur les photos du Sahara) et profiter de la sérénité du désert une fois le moteur éteint. On fait aussi des pauses pour dévaler les pentes avec la planche. Evidemment, on ne sait pas faire de surf à la base, donc on se
sert de la planche allongé sur le ventre, comme d'une luge ou d'un tapis d'Aqualand... Les sensations sont fortes, c'est très drôle!
On se décide enfin à partir pour poursuivre les découvertes (après de multiples interrogations sur le prix, l'horaire, la nature du bus... C'est un peu fatigant, ici, les gens adorent renseigner et donner des recommandations, mais la plupart du temps elles sont fausses, incomplètes ou alarmistes pour rien... Ils se contredisent tous... On ne sait plus qui croire...)
Direction Paracas, un petit port de pèche près de 2 réserves naturelles, à seulement une heure et demie de route (On n'aura jamais mis autant de temps et d'énergie à organiser un si court trajet!)
22 juin 2010
La selva amazonienne
Une nuit de bus, pas si inconfortable mais avec chauffage alors qu'on descend et qu'on arrive à plus de 35 degrés... et que c'est un "direct" qui s'arrête toutes les heures au bord de la route pour prendre des passagers. La nuit est donc un peu comme si c'était le jour, ce qui nous permet d'apprécier dès le lever du soleil le changement de paysage : la végétation est de plus en plus verte et dense, les constructions sont de plus en plus sommaires, cabanes de bois ou de tôle.
En arrivant, on retrouve cette ambiance d'Iguazu, et de toutes les autres régions tropicales de basse altitude : l'enveloppe humide sur la peau qui au bout de quelques minutes se transforme en gouttes, l'effet un peu négligé de tous les aménagements sans faire sale, l'impression de lenteur... Devant le terminal de bus, tous les mototaxis attendent les passagers pour les amener en ville, à quelques kilomètres. On ne fait pas exception à la règle : les gros sacs accrochés à l'arrière avec deux cordes (quand on pense que certains ont besoin de temps et de tendeurs à crochets !! Ici, en 3 secondes et 2 noeuds, voilà les 40 kilos de bagages bien stables sur la charrette de plastique !...), nous voilà partis avec ce monsieur, qu'on plaindrait presque sans raison : à le voir tout fier collé à sa moto et donnant des à coups pour aller plus vite, on dirait qu'il n'y a pas de moteur !...On se fait doubler par tout le monde. Enfin, par toutes les
pétrolettes parce qu'il n'y a que ça. Pas une voiture, pas un piéton, pas une camionnette, pas un vélo, pas un lama... Que des mototaxis ou des motos tout court.On passe le dimanche dans cette ville où il n'y a rien à faire mais où tout le monde semble flâner sereinement et la "ramollie attitude " assortie au climat est une activité à part entière.On fait donc de même (adaptation assez facile...) : promenade sur les larges avenues asphaltées ou non qui ne font ni ville ni campagne, un petit tour au marché pour se rendre compte que ça y est, on a récupéré les marchés babou, sieste sous le ventilo, glace sur la place... Enfin n'importe quoi qui fasse un peu moins "goutter". C'est un bon jour de transition, ici on a l'impression que tous les gens sont toujours en vacances (en même temps, c'est dimanche... pas de généralisation hâtive...).
Le lendemain, on part dans la forêt au bord du fleuve, dans notre "lodge" (oui, c'est comme ça qu'on dit !), c'est à dire notre bungalow privé de bois tropical avec hamacs et vue sur le río... On prend la pirogue à moteur avec le personnel du complexe au petit matin. Le séjour en Amazonie commence bien : on assiste au passage dans l'eau plus que boueuse du "capitaine" de la barque, qui s'est laissé emporter par la barre du moteur ! De quoi mettre en confiance ! Mais le fou rire général (tout le monde rigole, personne ne lui tend la main!!!...) nous rassure très vite : il n'ya pas de bêtes carnivores affamées dans ce fleuve, et ça ne lui arrive pas tous les jours...
En arrivant au lodge, on se croirait dans un film : le jardin tropical est entretenu mais vraiment dans la forêt, on entend les cris des oiseaux qui donnent une ambiance très sauvage, et en même temps on est dans un hôtel de luxe : le bungalow, la piscine, le déjeuner avec assiette de fruits tropicaux, pain aux céréales et au miel... On avait un peu peur de ce genre d'endroit, quelques a priori négatifs de personnel impersonnel avec tous les tralalas pour touriste de standing, mais on va de bonne surprise en bonne surprise : les gens qui travailllent ici sont comme tous les péruviens, la simplicité et la gentillesse naturelle avec beaucoup d'humour, le contact plus que facile, ils font beaucoup sans en faire trop. Du coup, on sent tout de suite qu'on a tous les avantages de toutes les situations et qu'on va passer 3 jours formidables... Après avoir fait la connaissance de Pepe et Pedro, les deux perroquets qui vivent ici dans le parc et avoir visité la piscine, les palmiers... (visite éprouvante! ) et pris le repas de midi (un repas de luxe: poulet sauce papaye, banane caramélisée à l'orange etc...), on fait la connaissance de Michel, notre guide de "selva" (c'est le nom de la forêt tropicale ici) et on part donc en balade dans la selva. On se rend vite compte que Michel est originaire d'ici, passionné par "sa" forêt mais très honnête sur la disparition des coutumes et du mode de vie des indiens, et qu'il est aussi passionné de blagues... C'est donc une première balade très agréable, où il nous fait sortir sans les déranger (oh là là très important sans les déranger...) les fourmis qui piquent fort et donnent la fièvre, il nous montre l'arbre à plusieurs racines qui peut "marcher" dans la forêt, on voit de loin des petits singes, les tamarins, un serpent. Il nous montre l'énorme ficus étrangleur, les feuilles qui ressemblent à des bananiers en
plastique, nous fait écouter l'oiseau qui imite tous les autres cris (du coup, à chaque fois qu'on entend un bruit, ça peut être tel animal... ou l'imitateur ! Même chez les oiseaux tropicaux, il y en a un qui a eu l'idée de faire l'imposteur !!). On fait aussi de la liane, comme Tarzan, en un peu moins stylé, d'ailleurs ce n'est pas de la "liane", la liane est un véritable tronc mince qui s'enroule autour d'un tronc plus gros, mais elle est rigide. Quand Tarzan fait de la liane, il fait de la corde entouré de feuilles qui resemblent à un tronc... Grande fut notre déception... Après un petit plongeon dans la piscine, on part en pirogue à la tombée de la nuit voir les caïmans dans la rivière. Ils sont petits, inoffensifs (c'est le crocodile qui est dangereux, deuxième grande déception...) mais c'est très drôle de les voir flotter comme des bâtons avec leur tête qui sort. Au passage, on voit aussi l'énorme rongeur de la forêt sur les berges, un gros rat... On a plutôt envie de dire un sanglier...
Le deuxième jour, après une nuit sous notre moustiquaire bercés par les bruits de la forêt (ça s'arrête jamais !), réveil à l'aube pour aller voir les colonies de perroquets qui viennet manger un oligo élément sur une paroi rocheuse. Après une petite marche, nous voilà donc assis sur notre bois, à ne pas devoir ni parler ni bouger pour qu'ils viennent absolument. On a une petite pensée pour les pubs de la pause Kitkat, et on se sent tout aussi ridicules ! Sauf que nous, on ne se laisse pas tenter et on les entend d'abord hurler puis ils viennent tous se poser devant nous (pour différencier les espèces, on a quand même besoin des jumelles...).
Le petit déjeuner, le fameux plongeon incontournable entre deux balades et départ pour l'île aux singes. Michel nous dit honnêtement qu'on a eu beaucoup de chance pour les bêtes hier car c'est rare d'en voir autant, mais que là c'est sûr qu'on va voir les singes mais ce sera moins drôle car ils étaient en captivité et ont été réintroduits dans le cadre d'un projet, ils sont donc mi sauvages mi domestiques. On marche donc vers le milieu de l'île aux singes, là, Michel n'arrète pas de faire un cri digne de l'oiseau imitateur pour appeler les fameux singes... Petit à petit, on lit l'angoisse sur son visage... Pas l'ombre d'un singe... Ca n'arrive jamais, il n'arrête pas de faire son cri sur le chemin du retour et de regarder partout dans ses jumelles avec espoir... Rien ! On continue la journée avec un peu de pirogue et pas mal de marche pour arriver au lac Sandoval, un nid d'animaux sauvages. Sur le chemin, on s'arrête tous les 10 mètres car Michel entend des singes et veut absolument qu'on en voit, on a beau lui dire que ce n'est pas sa faute, rien à faire, il cherche les singes partout...On prend ensuite le bateau pour aller de l'autre côté du lac, ce qui nous donne l'occasion de faire une séance de hammam, de ramer un peu et de voir des caimans plus grands, beaucoup d'oiseaux multicolores, des loutres... On se pose sur la plage et là... Michel disparaît assez vite derrière le bois. On le suit, comme d'habitude, on a droit au petit signe qui signifie "taisez vous et bougez plus". Là une cinquantaine de singes de deux espèces se déplacent petit à petit à travers les palmiers, des petits et des plus gros. Ca crie partout, ils sautent entre les branches, se déplacent avec leurs petits sur le dos... On est émerveillé... Après un petit remerciement à Michel pour sa persévérance (il a l'air aussi satisfait que nous, il est à fond, et très content car il nous
précise bien que ceux là, ils étaient vraiment sauvages ! Quelle chance ! Comme d'habitude, on n'a pas droit à ce qui est évident, et on a droit à des choses qui arrivent rarement...), on prend le pique nique, nous dit il : on s'attend à du pain et de l'avocat... Le pique nique est une énorme feuille d'une plante qu'on a vu le matin qui a les vertus (en mieux) de l'aluminium : on ouvre la feuille bouillante et dedans il y a un plat typique d'ici, qui est en fait une sorte de paëlla. Comme ça au milieu de toute cette jungle, on se retrouve à manger un plat chaud délicieux...
Au retour, on prend le même chemin qu'à l'aller qui paraît un peu différent car il fait un peu moins chaud.
Début de soirée en piscine, repas, et fin de soirée "au bar" avec d'autres touristes. On se dit tous qu'on a l'impression d'être de grands écrivains en pleine inspiration ou des riches rentiers, au choix. C'est difficile à expliquer, mais en tout cas on a tous cette même senasation, à siroter bière et pisco dans cette cabane de bambou de luxe....
La troisième journée commence par... un retour à l'île aux singes ! D'autres touristes veulent absolument les voir ! Même topo que la veille, même échec ! Les guides, bateliers, serveurs n'en croient pas leurs oreilles... On pense qu'on a asisté au début de la fin de l'île aux singes, ils ont dû partir... Ensuite, on rend visite à une communauté. Michel nous a dit la veille tel quel : "demain matin, j'aime pas...c'est pas super... Mais bon, on est obligé..." ( les gens sont très honnêtes ici, souvent au restaurant c'est pareil, ils disent "ça.. bof c'est pas très bon..."!!! On croyait que c'était manière de nous aiguiller sur un autre plat au début, mais pas du tout!). Effectivement, c'est très artificiel... Cette communauté qui vit dans la forêt derrière (ça c'est vrai) arrive costumée, au lieu de nous montrer son habitat ou autre chose de vrai, nous maquille avec une plante colorante, nous chante une chanson traditionnelle et nous fait faire une danse farandole... Bref... L'avantage, c'est qu'ils nous montrent leur jeu traditionnel, donc on se fait des petites parties de toupies et du tir à l'arc, ça c'est rigolo ! On pourrait faire pareil sans tout ce tralala, mais c'est une ONG qui finance la survie de ces gens dans la forêt, donc il faut en passer par là, sinon ils financent plus !... Merci les ONG ! Vraiment, plus on voyage, plus on se dit que ces Organisations ne font pas toujours des actions transcendantes...
Après un pique nique sur le bateau (cette fois, c'est en effet pain, avocat, banane...), on va promener dans une "chacras", c'est à dire un verger. Le propriétaire, un vieux monsieur passionné, nous fait faire le tour en nous expliquant les vertus des arbres (il y a l'arbre qui permet d'avorter, l'arbre antioxydant...), et on mange du cacao, une noix de coco, un lima (entre le citron et le pamplemousse en plus fade), des noix du Brésil... Tout ça en compagnie de Pepe, son perroquet (lui aussi! ). On rentre au lodge un peu plus tôt, ce qui laisse le temps de faire le match de foot avec le personnel, de profiter du coucher du soleil, et de faire la connaissance de Tuki, le toucan !! Impressionnant !
Dernière soirée et dernière matinée au lodge, puis retour à Puerto Maldonado avec un petit pincement au coeur... On prendrait vite des goûts de luxe !



















































































